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Tu es en vie. Mais tu n’es plus le/la même. Alors comment habiter cette nouvelle version de toi ?
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A toutes celles et ceux :

Après l’arrêt des traitements Après la fatigue Après la reprise du travail Après la maladie
Pour tes proches, tu es guéri et la vie « normale » finit par reprendre le dessus. Sauf que rémission ≠ guérison.
On guérit de la maladie, pas forcément d’avoir été malade…
Parce que la maladie a laissé des séquelles, physiques et psychiques.
Et il reste un flou dans cet après… difficile à expliquer.
Tout le monde est soulagé, toi aussi. Mais pour “tout le monde”, rien n’a vraiment changé et “tout le monde” s’attend à te retrouver, à te voir à nouveau comme la même personne d’avant la maladie.
Alors, parce que c’est un rôle connu, tu portes, jour à jour ce costume devenu trop petit, de celui ou celle que tu étais avant. Tu tiens le personnage, mais ce rôle te fatigue.
Alors combien de temps vas-tu encore tenir ?
Oui, parce que la voila la dure réalité : Tu as changé et en même temps tu n’as pas changé. Et parfois, l’après peut être plus dur que le pendant. Tourner la page n’efface pas tout.
Tu reconnais ta vie, sans t’y retrouver vraiment.
Après avoir été soigné, entouré, aidé, tu pensais que le retour au quotidien serait synonyme de bonheur retrouvé. Et pourtant, il sonne comme une nouvelle épreuve. Tu te retrouves entouré et complètement isolé, en perte de connections sociales parce que les autres ne savent plus comment te parler.
Ou tu ne veux pas inquiéter, déranger, saoûler avec tes peurs encore présentes.
Alors tu cherches ce nouvel équilibre. Parce que tu le sais que ce changement est présent, subtil mais réel. Un peu comme si tu étais dans une cuisine, avec des ingrédients. Mais tu n’as pas de recette…tu te sens un peu perdu.
Alors tu te dis qu’il faut accepter l’idée de lâcher, que tu n’es plus tout à fait le même…
Parce que cette sensation d’être entre deux versions de toi, tu n’en veux plus.
C’est avancer, aller à la découverte de cette nouvelle version de soi.
Mais pas en pilote automatique et certainement pas comme ce qu’on attend de toi. Pas en remettant un costume qui ne t’appartient plus.
Et tu ressens cette envie, ce besoin presque indescriptible d’éclore à nouveau.
Ce que tu veux maintenant c’est :
Et surtout, ne plus être « juste » : la personne qui a été malade
